Marc Machin, pourquoi éditer son livre?   Leave a comment

 

 
 
 
 
 
Marc Machin a été condamné en 2004 à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Hauts-de-Seine pour le meurtre de Marie-Agnès Bedot le 1er décembre 2001 au pont de Neuilly. Cette peine avait été confirmée en 2005 en appel et assortie de 12 ans de sûreté par la cour d’assises des Yvelines.

Après avoir avoué le meurtre durant sa garde à vue, Marc Machin s’était immédiatement rétracté et a ensuite toujours nié les faits.

Début mars 2008, un autre homme, David Sagno, s’est accusé de ce meurtre ainsi que de celui d’une autre femme, Maria-Judith Araujo, toujours au pont de Neuilly, le 22 mai 2002. De plus, ses traces ADN ont été retrouvées sur des vêtements et sous un des ongles de la première victime.

 
Dès lors, Marc Machin a été remis en liberté et il attend désormais la révision de son procès.
 
Je l’ai rencontré par le biais de son père. C’est un garçon adorable, calme et attachant. Condamné injustement, il a vu six années de sa jeunesse partir en fumée pour un crime qu’il a n’a jamais commis…
 
Aujourd’hui, j’ai décidé de lui apporter mon aide et mon soutien concernant sa réhabilitation.
 
En France, pays des Lumières, de la République et de la Justice, chaque citoyen a des droits, des devoirs et des obligations. Nul ne doit payer pour un acte qu’il n’a jamais commis.
 
C’est pour cette raison que je lui ai proposé ce projet d’ouvrage où il pourra revenir sur son affaire, sur l’état catastrophique de la maison d’arrêt de Rouen et sur sa solitude durant cette traversée de l’enfer carcéral.
 
Alors oui, j’assume le fait de lui avoir proposé 10000 euros pour ce projet. Ce garçon n’avait rien à sa sortie de prison et je n’avais pas envie qu’il tombe rapidement dans un délit tel un vol comme nous en voyons si souvent en la matière. Ce livre est un travail et tout travail mérite salaire.
 
Cessons cette hypocrisie qui consiste à ne jamais parler d’argent et où tout doit se faire sous la table. De plus, je préfère débloquer rapidement cette somme afin qu’il se réhabilite sereinement et qu’il puisse savourer de nouveau la "liberté", un mot trop souvent oublié de nos jours…
 
En tout état de cause, éditer Marc Machin est une fierté et j’espère que la commission de révision des condamnations pénales, composée de cinq magistrats de la Cour de cassation, pourra redonner à ce jeune homme de la dignité.
 
 
          
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Publié 27 novembre 2008 par Arash Derambarsh - Courbevoie dans Non classé

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